«Ces divisions revêtent des dimensions très politiques»


INTERVIEW – Selon le chercheur au Cevipof, la crise de La Réplubique en marche à l’Assemblée nationale s’explique notamment par des ruptures au niveau idéologique.

Bruno Cautrès, professeur à Sciences Po Paris et chercheur au Cevipof (Centre de recherches ­po­litiques de Sciences Po).
Bruno Cautrès, professeur à Sciences Po Paris et chercheur au Cevipof (Centre de recherches ­po­litiques de Sciences Po). Figaro Live

LE FIGARO. – L’éclatement du groupe de La République en marche à l’Assemblée
était-il prévisible?

Bruno CAUTRÈS. – Rétrospectivement, on peut se dire que cette séparation était probable. LREM présente une particularité: c’est un parti qui est très uni autour de valeurs qui divisent les autres formations politiques: l’Europe et le leadership incarné par le chef, en l’occurrence Emmanuel Macron. Personne au sein du parti ne remet en cause ces deux fondamentaux. Mais à l’inverse, LREM est divisé sur le corpus idéologique, là ce qui dans les autres partis est un facteur d’unité. Dans une étude à laquelle j’avais participé pour le think-tank Terra Nova il y a 18 mois, nous avions déjà identifié les ferments d’une division au sein des macronistes.

Quelles sont ces divisions?

Il existe plusieurs familles chez les macronistes. Il y a notamment ce qu’on peut appeler les «progressistes égalitaires», qui sont sur le plan sociétal culturellement progressistes mais avec une dimension sociale et solidariste

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 75% à
découvrir.

Abonnez-vous : 1€ le premier mois

annulable à tout moment



Source link

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*