Mardi 27 mai, tôt le matin, des centaines de Palestiniens se sont massés devant un centre de distribution alimentaire près de Rafah, dans le sud de Gaza.
Personne ne savait vraiment quand ça commencerait. Personne n’avait été informé. Mais l’odeur de la nourriture a vite attiré tout le monde.
Le site, installé par une nouvelle fondation israélo-américaine, était censé apporter un peu de soulagement après des mois de blocus et de faim.
Mais très vite, les choses ont dérapé.
Les organisateurs avaient prévu deux passages grillagés pour contrôler l’accès.
Sauf que ces passages étaient trop étroits. Et les gens, nombreux, affamés, pressés.
Très vite, les couloirs se sont remplis. Puis débordants. Puis incontrôlables.
Depuis le ciel, on voyait des dizaines, puis des centaines de personnes entassées comme dans une cage.
Aucune organisation. Aucun signal. Rien que des regards inquiets et des ventres vides.
Vers midi, tout bascule.
La barrière grillagée cède. La foule s’engouffre. Certains cherchent à récupérer leur part. D’autres tentent de fuir.
Et puis, les coups de feu.
D’abord isolés. Puis en rafales.
Des soldats tirent, depuis des chars, depuis des miradors, depuis des hélicoptères.
Personne ne sait qui donne les ordres. Ceux qui sont touchés tombent au milieu des cartons ouverts.
Certains tiennent encore leur colis, les yeux fermés.
La Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), soutenue par Israël et les États-Unis, avait promis de distribuer des colis capables de nourrir une famille pendant quelques jours.
Mais personne n’a eu le temps de compter. Tout a été pris, arraché, piétiné.
Et surtout, personne n’a vérifié qui venait. Ni identité, ni liste. Juste la force brute.
En plus, aucun signe n’avait été donné aux habitants avant l’ouverture du site.
Beaucoup ont appris par les réseaux sociaux. Trop tard. Ou trop tard pour rentrer chez eux en sécurité.
Dans la soirée, l’armée israélienne a dit avoir tiré des « coups de sommation », sans atteindre les civils.
Mais sur place, les traces disent autre chose.
Du sang sur le sol. Des corps allongés. Des cris étouffés par la poussière.
La GHF, elle, affirme que tout s’est bien passé.
Selon son communiqué, personne n’a été blessé.
Mais ceux qui étaient là ce jour-là savent que ce n’est pas vrai.
Derrière cette distribution se cache une idée : remplacer les ONG et l’ONU par une structure contrôlée par Israël.
Mais les grandes organisations refusent de travailler avec cette fondation, jugée opaque et politique.
Même certains officiers israéliens avaient mis en garde contre les risques d’un tel dispositif.
Pourtant, personne n’a écouté.
Et ce mardi-là, à Gaza, l’aide est devenue danger.
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