Ces derniers jours, Friedrich Merz a signé un accord pour former un nouveau gouvernement en Allemagne. Rien de révolutionnaire, sauf que le pays semble au bord du précipice. L’économie ralentit, les divisions politiques s’aggravent, et les citoyens commencent à perdre patience.
L’économie est la première à trinquer. Depuis deux ans, c’est la récession. Les usines ferment ou tournent au ralenti. Dans des villes comme Cologne ou Düsseldorf, les petites entreprises peinent à payer leurs factures. « On nous promet des solutions depuis des mois, mais rien ne change », soupire Andreas, un artisan de la région. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, l’heure n’est plus aux discours mais aux actes.
La question migratoire fait aussi débat. Merz veut durcir les règles. Fin de l’immigration irrégulière, suspension du regroupement familial… Des mesures qui divisent profondément. Certains y voient une nécessité absolue, d’autres une atteinte aux droits fondamentaux. « C’est un pas dans la mauvaise direction », lâche Sarah, une enseignante berlinoise. « Mais qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? » rétorque Thomas, un électricien de Stuttgart. Chacun y va de son opinion, mais personne ne semble trouver de terrain d’entente.
Et puis il y a l’extrême droite. L’AfD monte en flèche dans les sondages, dépassant même les conservateurs. À 25 %, elle devient incontournable. « C’est un signal clair : les gens en ont assez des partis traditionnels », analyse Martin, un retraité de Leipzig. Le problème, c’est que cette montée inquiète autant qu’elle divise. Les autres partis cherchent désespérément une réponse, mais pour l’instant, ils sont à court d’idées.
Sur la scène internationale, la situation n’est guère meilleure. La guerre en Ukraine pèse lourd sur les épaules de l’Allemagne. Le futur gouvernement promet de continuer à soutenir Kiev, mais ce soutien coûte cher. Et avec Donald Trump qui menace d’imposer de nouveaux droits de douane, les exportations allemandes risquent de se compliquer encore plus. « On est pris en tenaille », confie Klaus, un industriel de Hambourg. « Entre la guerre et Trump, on ne sait plus où donner de la tête. »
Pour tenter de relancer le pays, Merz mise tout sur un plan massif d’investissements. Plusieurs centaines de milliards d’euros doivent être débloqués pour moderniser les infrastructures. Routes, ponts, écoles, trains… Tout doit être rénové. Un fonds spécial de 500 milliards d’euros a même été créé pour accélérer les projets.
Mais cette stratégie suscite des critiques. Beaucoup lui reprochent de trahir ses promesses de campagne. « Il parlait de rigueur budgétaire, et maintenant il ouvre les vannes », ironise Jürgen, un boulanger de Stuttgart. D’autres, en revanche, saluent son audace. « Il faut bien innover pour sortir de la crise », estime Lisa, une étudiante de Francfort. Les avis divergent, mais une chose est sûre : personne ne reste indifférent.
L’Allemagne est donc à un tournant. Les décisions prises dans les prochains mois façonneront son avenir. Relance économique, tensions politiques, défis internationaux… Tout est en jeu. Comme le dit souvent Merz : « Nous avons des défis historiques devant nous. » Reste à savoir si ce gouvernement sera capable de relever ces défis sans creuser davantage les fractures.
Et pour beaucoup, c’est loin d’être gagné.
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