Les soignants veulent plus que des primes et médailles


L’annonce en Conseil des ministres, mercredi dernier, d’une médaille «de l’engagement» et d’un hommage le 14 juillet a plus agacé que convaincu.

Le président de la République avait promis le 18 mars lors de son allocution actant le début du confinement, que «
le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant».
Le président de la République avait promis le 18 mars lors de son allocution actant le début du confinement, que «
le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant».
GEORGES GOBET/AFP

Plus que des médailles, les soignants attendent une vraie reconnaissance financière de leur engagement durant la crise contre le coronavirus, et surtout une refonte en profondeur du système hospitalier. La pression sur l’exécutif est d’autant plus forte que l’épidémie est venue exacerber un profond malaise préexistant de l’hôpital public, où les personnels étaient en grève depuis plus d’un an réclamant plus de lits, plus d’effectifs et une revalorisation des rémunérations.

«Ni prime, ni médaille, ni défilé militaire, ni RTT offerts par charité. Nous voulons un salaire pour vivre décemment, loger à proximité du travail», martèle un soignant de l’hôpital Saint-Louis, membre du comité inter-hôpitaux (CIH), fer de lance de la mobilisation. «Nous ne voulons pas de médailles, de RTT des autres salariés, de chèques vacances et autres propositions toutes aussi méprisantes qu’indignes!», conforte un autre au CHU de Grenoble.

Agacement

Autant dire que l’annonce en Conseil des ministres, mercredi dernier, d’une

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