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Liban sous les bombes : le quotidien d’un peuple en sursis

Beyrouth retient son souffle. Les sirènes hurlent. Les frappes se rapprochent du pouvoir. La population vit dans l’incertitude.

Des explosions au cœur de la capitale

Aaramoun. Saadiyet. Hazmieh. Ces noms résonnent comme des alertes. Situées à quelques kilomètres du palais présidentiel, ces localités ont été touchées cette nuit. Onze personnes ont perdu la vie. Le bilan pourrait s’alourdir.

Les habitants décrivent des déflagrations soudaines. Des vitres qui volent en éclats. Des enfants qui pleurent. « On ne sait plus où se mettre », confie un résident de Baabda.

Des appels qui sèment la panique

Le téléphone sonne. Une voix venue d’ailleurs ordonne de partir. « Quittez vos maisons. Direction le nord du Litani. Immédiatement. »

Ces appels, nombreux ces derniers jours, divisent. Fausse alerte ? Guerre psychologique ? Les autorités libanaises restent prudentes. « On a connu ça en 2024 », explique une source sécuritaire.

Mais la prudence l’emporte. Le palais de Justice de Baabda a été évacué. Le ministère de l’Économie aussi. Même l’ambassade de France a demandé à son personnel de rejoindre les sous-sols.

Les frontières se ferment

À Masnaa, le poste-frontière avec la Syrie a été vidé. Les autorités syriennes ont fermé le passage aux départs. Seules les arrivées restent possibles. Objectif : permettre aux Syriens de quitter le Liban.

De l’autre côté, Damas renforce ses positions militaires. « Pour protéger nos frontières », indiquent les officiels. La région tout entière retient son souffle.

Le Hezbollah dans la tourmente

Au milieu de ce chaos, la question du désarmement divise. Certains y voient une nécessité. D’autres, un danger de guerre civile.

Le mouvement chiite continue ses opérations. Hier encore, il a revendiqué des tirs de missiles « de précision » contre des cibles en territoire occupé.

Pendant ce temps, l’armée libanaise fait face. Faire respecter les décisions du président Aoun ? Un défi immense. Surtout quand le pays tout entier vacille.

Un bilan humain qui s’alourdit

Les chiffres donnent le vertige. Depuis lundi, au moins 50 morts. Plus de 335 blessés. Plus de 58 000 déplacés.

Des secouristes ont perdu la vie en portant assistance. Trois d’entre eux, fauchés alors qu’ils tentaient de sauver des vies.

À Baalbek, un immeuble de quatre étages s’est effondré. À Tyr, les explosions se succèdent. Partout, le deuil s’installe.

La situation évolue heure par heure. Restez connectés pour suivre les derniers développements.

H@mid

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