Alors que Washington et Téhéran annonçaient un cessez-le-feu, les avions israéliens ont redoublé d’intensité sur le Liban. En une nuit, plus de 300 civils ont péri sous les décombres. Entre promesses diplomatiques et réalité du terrain, le pays du Cèdre paie le prix fort d’une guerre qui ne dit pas son nom.
Mercredi soir, le ciel a tremblé. Les sirènes ont hurlé. Les bombes sont tombées. Moins d’une heure après l’annonce d’une pause entre Washington et Téhéran, le Liban a encaissé le choc. Trois cents vies fauchées. Des familles entières. Des enfants. Des soignants. Les rues de Beyrouth-Sud ne sont plus que poussière et béton éclaté. Les voisins creusent à mains nues. On sort des corps. On pleure. On cherche les disparus. La pause, ici, n’a jamais vraiment existé.
À Washington, on parle de dialogue. À Islamabad, on prépare des tables de négociation. Mais à Tel-Aviv, le message est clair. Le Liban reste la priorité. Benyamin Netanyahou l’a dit sans détour. Le général Eyal Zamir a enchaîné. Il s’est rendu près de Bint Jbeil. Il a qualifié le secteur de « principal champ de bataille ». Les mots sont nets. Les actes aussi. Les avions continuent leurs rotations. Les quartiers résidentiels vibrent encore. Les accords diplomatiques semblent flotter très haut au-dessus des immeubles effondrés.
Dans les couloirs de l’hôpital de Nabatieh, l’air est lourd. La poussière colle aux murs. Les lits débordent. Les réserves de sang s’épuisent. Le personnel médical court. Il manque de bras. Il manque de matériel. Beaucoup de soignants figurent d’ailleurs parmi les victimes. Pourtant, ils tiennent. Ils recousent. Ils rassurent d’une voix calme. Dehors, les cortèges funéraires s’étirent sur des kilomètres. Les drapeaux blancs se mêlent aux larmes. Les familles scrutent les listes. Certains corps ne seront jamais reconnus. La ville se recueille. La fatigue est visible sur chaque visage.
Donald Trump a tenté de calmer la donne. Il affirme avoir appelé le Premier ministre israélien. Il dit lui avoir demandé de ralentir la cadence. Mais sur le terrain libanais, rien ne fléchit. Le Hezbollah a répondu. Il invoque la défense du territoire. Il cite ses tirs vers le nord. Il promet de ne pas baisser les armes. À l’ONU, Antonio Guterres tire la sonnette d’alarme. Il dénonce. Il rappelle le droit des civils. Alger aussi a pris position. Le ministère des Affaires étrangères a parlé de frappes « sauvages ». La solidarité est affichée dans les communiqués. Mais dans les rues de Tyr ou de Marjayoun, c’est le fracas qui rythme les journées.
La diplomatie avance au pas. La guerre, elle, court toujours. Les civils paient. Les enfants paient. Les écoles et les marchés ferment. Personne ne sait quand le silence reviendra. Les pourparlers reprennent bientôt au Pakistan. Les moteurs d’avion, eux, ne s’arrêtent pas. Le Liban reste en équilibre. Entre l’espoir d’une vraie paix et le poids des décombres.
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