Les semi-conducteurs, vous en avez forcément entendu parler. Ces petites puces sont partout : dans nos téléphones, nos voitures, nos ordinateurs… Elles sont même essentielles pour des secteurs comme la défense ou la santé. Mais aujourd’hui, ces minuscules composants deviennent un casse-tête géopolitique. Et tout ça à cause de Donald Trump.
Le président américain a décidé de leur imposer de nouvelles taxes. L’objectif ? Rapatrier la production aux États-Unis. Une annonce qui fait grincer des dents dans plusieurs pays asiatiques et en Europe. Voici pourquoi cette histoire risque de toucher tout le monde.
En Asie, la Corée du Sud est une véritable locomotive dans la fabrication de puces. Samsung et SK Hynix, deux mastodontes du secteur, y règnent en maître. Mais avec les menaces de Trump, l’inquiétude monte. Pour contrer le coup, Séoul a sorti l’artillerie lourde. Le gouvernement vient d’annoncer 23 milliards de dollars pour soutenir ses entreprises. Il va aussi créer des formations spécialisées pour former les futurs ingénieurs.
SK Hynix, par exemple, a déjà un projet d’usine en cours aux États-Unis. Washington a même investi plus de 400 millions de dollars dedans. Un signal que la guerre commerciale ne se joue pas qu’à coups de sanctions, mais aussi de partenariats stratégiques.
Impossible de parler de semi-conducteurs sans mentionner Taïwan. C’est ici que TSMC, le leader mondial, fabrique les puces utilisées par des géants comme Apple ou Nvidia. Sauf que pour Trump, cette dépendance est un problème. Il a déjà menacé de taxer les produits taïwanais à 100 %. Résultat ? Les actions de TSMC ont plongé après ses déclarations.
Pour éviter la tempête, TSMC s’allie avec Intel, l’un des fleurons américains. Ensemble, ils veulent construire une usine aux États-Unis. Une façon de montrer patte blanche, mais aussi de rattraper le retard technologique d’Intel.
Le Japon n’est peut-être pas le premier pays qui vient à l’esprit quand on parle de puces, mais il joue un rôle clé. Il produit les fameux « wafers », ces plaques qui servent de base aux semi-conducteurs. Et devinez quoi ? Les entreprises japonaises exportent pour des centaines de millions de dollars de ces matériaux vers Taïwan et les États-Unis.
Curieusement, les marchés japonais n’ont pas trop paniqué après les annonces de Trump. Certaines entreprises, comme Advantest, ont même vu leurs actions grimper. Peut-être parce qu’elles savent que leurs produits sont irremplaçables.
Du côté de la Chine, la situation est plus complexe. Le pays n’est pas encore un leader mondial dans la fabrication de puces, mais il en assemble beaucoup. Et surtout, il en importe des quantités astronomiques pour ses usines d’électronique.
Malheureusement pour Pékin, les sanctions américaines pleuvent. En mars dernier, Washington a encore ajouté des entreprises chinoises sur sa liste noire. En représailles, la Chine a limité ses exportations de matériaux stratégiques comme le gallium ou le germanium. Une vraie guerre des nerfs.
En Europe, on observe la situation avec attention. L’Union européenne dépend fortement des importations asiatiques pour ses besoins en semi-conducteurs. Mais elle mise gros sur le European Chips Act, un plan ambitieux pour produire 20 % des puces mondiales d’ici 2030.
Des entreprises comme STMicroelectronics (franco-italienne) ou Infineon Technologies (allemande) sont déjà des acteurs majeurs. Pourtant, face à la domination asiatique et américaine, l’Europe peine à se positionner. Elle préfère miser sur des segments spécialisés, où la fiabilité compte plus que la performance brute.
Ce qui ressort de cette affaire, c’est à quel point la fabrication des semi-conducteurs est une chaîne mondiale complexe. Un petit changement aux États-Unis peut avoir des répercussions en Asie, en Europe ou ailleurs. Les taxes de Trump ne visent pas seulement les puces, mais toute une économie interconnectée.
Alors, que va-t-il se passer ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : les semi-conducteurs vont continuer à faire la une des journaux pendant un moment.
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