International

Golfe Persique : Téhéran-Washington, le bras de fer qui fait trembler la région

Les mots ont dépassé les pensées. Après les déclarations de l’ancien président américain, Téhéran répond sans détour. Dans les cafés de Bandar Abbas ou les souks de Dubaï, l’inquiétude gagne du terrain. La diplomatie a du mal à suivre.

Une négociation dans l’impasse

Vingt-et-une heures de discussions. Islamabad a vu passer la nuit. Mais au petit matin, aucun accord. Les deux camps campent sur leurs positions. Côté américain, on veut des garanties écrites sur le nucléaire civil iranien. Côté iranien, on refuse de céder sous la pression. Un dialogue de sourds, en somme.

Les observateurs locaux ne sont pas surpris. « Ici, on sait que les promesses ne tiennent pas toujours », confie un commerçant de Karachi. La méfiance est ancienne. Elle pèse lourd dans la balance.

Le Golfe, une poudrière ?

« Aucun port du golfe Persique ne sera en sécurité ». La phrase de Téhéran fait écho dans toute la région. À Manama, à Doha, à Koweït City, on surveille les mouvements maritimes de près. Le détroit d’Ormuz reste un point névralgique. Un incident, et c’est toute l’économie mondiale qui pourrait tousser.

Les pêcheurs du sud de l’Iran s’inquiètent. « Avant, on sortait en mer sans y penser. Maintenant, on regarde deux fois l’horizon », raconte Ali, à Bandar Lengeh. La vie quotidienne se cale sur les tensions géopolitiques.

Et la population dans tout ça ?

Pendant que les diplomates parlent, les habitants du Golfe adaptent leur routine. À Dubaï, les assurances maritimes augmentent. À Mascate, on prépare des plans d’urgence. Les écoles internationales affichent des consignes de sécurité. Rien de spectaculaire. Juste une vigilance accrue.

« On espère que les adultes vont se calmer », lance une enseignante expatriée à Bahreïn. Son sourire cache une vraie inquiétude. Comme beaucoup, elle suit l’actualité en silence.

L’espoir d’une issue ?

Tout n’est pas perdu. Des canaux discrets restent ouverts. Oman joue souvent les intermédiaires. Le Qatar aussi. Ces petits États du Golfe ont l’art de parler à tout le monde. Leur rôle pourrait être décisif dans les semaines à venir.

En attendant, la région retient son souffle. Les marchés pétroliers aussi. Une chose est sûre : personne n’a intérêt à une escalade. Reste à trouver les mots justes. Et le bon moment pour les dire.

H@mid

Partager
Publié par
H@mid

Articles récents

La Palestine, un an après le «cessez-le-feu» : pourquoi aucune action de l’UE ? par 500 anciens ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires européens

Après une nouvelle année de violences et de nettoyage ethnique perpétrés par le gouvernement israélien…

3 heures environ

Midterms : Donald Trump dans le mur de sa politique

L’intervention improvisée lancée avec Israël contre l’Iran met, à un mois des élections de mi-mandat,…

8 heures environ

Manifestation anti-pesticides et mouvement lycéen : la dangereuse doctrine de la gâchette facile des forces de l’ordre

Samedi 3 octobre dans l’Eure, la police a dispersé des militants dont des personnes atteintes d’un…

10 heures environ

Les résultats complets du groupe C

Lire la Suite 

12 heures environ

Vers la création d’une Ligue des nations asiatique à partir de 2030

Selon ESPN, la Confédération asiatique de football envisagerait la création d'une Ligue des nations dans…

12 heures environ