Samedi prochain, les rues de Clermont-Ferrand vont vibrer. Ce n’est pas une simple manifestation qui s’organise, mais un cri du cœur. Les militants de l’Union syndicale Solidaires appellent à se rassembler contre une politique jugée inhumaine. En cause ? Une circulaire signée par Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur français, accusé d’envenimer encore plus la situation des migrants.
Une mère et son bébé à la rue
Imaginez une mère avec un nourrisson de quelques jours, jetée à la rue. Cela semble irréel, pourtant c’est ce qui s’est passé récemment dans cette ville. La préfecture a retiré leur place en hébergement d’urgence. Ces histoires-là ne sont malheureusement pas isolées. Elles deviennent monnaie courante sous couvert d’une nouvelle politique migratoire.
Les autorités exigent désormais des étrangers qu’ils résident 7 ans sur le territoire avant de pouvoir demander une régularisation. Avant, c’était 5 ans, voire 3 ans pour ceux qui travaillent. Ce durcissement fait dire aux organisateurs que la France ferme ses portes. « On fabrique des sans-papiers comme on fabrique des machines à l’usine », déplore l’un des membres du syndicat.
Des vies chamboulées
Mais pourquoi ces gens fuient-ils leur pays ? Ce n’est pas pour profiter des aides sociales, comme certains veulent nous le faire croire. Derrière chaque visage, il y a une histoire de guerre, de misère ou de violence. Certains ont tout perdu, d’autres risquent leur vie pour un futur meilleur. Et aujourd’hui, la France leur refuse même un toit.
À Clermont-Ferrand, des travailleurs étrangers en règle perdent leur emploi parce que leurs papiers tardent à être renouvelés. Une aberration ! Le système est tellement engorgé qu’il étouffe ceux qui respectent pourtant les règles.
Une politique qui divise
Le texte de la circulaire Retailleau ressemble à un mur. Un mur qui empêche les exilés de trouver refuge et qui coupe aussi les Français de leur propre humanité. Pourquoi diaboliser ceux qui cherchent simplement à vivre dignement ?
Certains politiques semblent jouer avec nos peurs. Ils pointent du doigt les étrangers comme si eux seuls étaient responsables de tous les maux. Mais où est la logique ? Dans les champs, dans les usines, dans les restaurants, ces mêmes travailleurs sont indispensables. Alors, pourquoi les traiter comme des intrus ?
Une métaphore qui parle
Cette politique, c’est comme un arbre qui perd ses racines. Plus vous taillez, plus vous abîmez, et un jour, l’arbre tombe. La société française risque de s’effondrer si elle continue à rejeter ceux qui viennent chercher asile.
Les habitants de Clermont-Ferrand ne comptent pas rester silencieux. Ils veulent dire stop à cette machine infernale. Samedi, ils seront nombreux à marcher pour défendre l’hospitalité. Parce qu’un pays sans cœur, ce n’est plus un pays.
Et peut-être qu’un jour, en Algérie aussi, on parlera de cette résistance venue du froid.
