Un départ aussi bizarre qu’annoncé
Elon Musk est sorti de la Maison Blanche comme il y est entré : dans le bruit, les rumeurs et une histoire à dormir debout.
Vendredi soir, après une dernière conférence de presse aux côtés de Donald Trump, le patron de Tesla et de X a officiellement mis fin à son rôle étrange de « coordinateur de l’efficacité gouvernementale », un poste inventé pour lui.
Et pour marquer le coup, il s’est pointé avec un œil au beurre noir. Personne n’a vraiment cru sa version : il aurait joué avec son fils, X Æ A-12, et aurait demandé à ce dernier de le frapper. « Je lui ai dit d’y aller, il a obéi », a-t-il raconté, sans sourciller.
Des adieux sur mesure
Trump a tenu à faire les choses en grand. Il a offert à Musk une clé en or, symbole d’un lien censé rester fort malgré tout.
Le message était clair : Musk reste un allié important, surtout financièrement. Et pour cause, il a été le premier donateur de la campagne présidentielle de Trump.
« Elon a fait beaucoup pour notre pays », a lancé Trump, défendant son ami contre les critiques venues de la presse. Musk, quant à lui, a préféré garder le silence sur ses vraies pensées. Plus tôt cette semaine, il avait pourtant exprimé sa déception face à certaines décisions budgétaires du gouvernement. Mais vendredi, il n’en a plus reparlé.
Des économies promises, mais où sont-elles ?
Le projet Doge, censé réduire les dépenses publiques de 1 000 milliards de dollars, aura surtout semé la confusion.
En quelques mois, Musk a voulu fermer des agences fédérales, licencier des fonctionnaires, couper les aides internationales… Mais les résultats ne sont pas là. Selon le site Doge Tracker, seuls 12 milliards de dollars ont été économisés.
Les experts n’ont jamais cru à ce chiffre de 1 000 milliards. Trop gros. Trop vague. Et les méthodes de Musk ? Brutes, rapides, souvent critiquées. Beaucoup ont vu là une tentative de faire passer des réformes profondes, sans discussion.
Une popularité en berne
Aux États-Unis, l’image de Musk a pris cher. Ceux qui espéraient un changement radical dans la gestion de l’État ont été déçus.
Beaucoup ont perdu leur travail. En Europe, c’est pire. Son soutien affiché à certains partis d’extrême droite a fait grincer des dents jusqu’à Paris, Berlin ou Madrid.
Et puis il y a eu les rumeurs. Le New York Times a publié jeudi que Musk aurait consommé régulièrement de la kétamine, de l’ecstasy, des champignons hallucinogènes… Interpellé par les journalistes, Trump a répondu qu’il n’était « pas au courant ». Puis, avec le sourire : « C’est un type formidable. »
Entre business et politique, Musk ne choisit pas
En quittant officiellement la scène politique, Musk retourne à ses entreprises. Tesla, SpaceX, X… Mais il a bien précisé qu’il resterait proche de Trump.
« On va continuer à se voir », a-t-il dit. Comme pour rappeler qu’il garde une porte ouverte à Washington.
Quant à savoir si cette parenthèse gouvernementale changera quelque chose à sa carrière ? Rien n’est moins sûr. Pour beaucoup, elle restera dans les mémoires comme une drôle d’expérience : entre rêve libertarien, buzz médiatique et méthode douteuse.
