International

Liban : Le Hezbollah reste inflexible face aux pressions internationale

Un refus catégorique

« Personne ne nous désarmera. » La déclaration de Naïm Qassem, chef du Hezbollah, résonne comme un défi. Vendredi 18 avril, il a martelé la position du mouvement chiite : garder ses armes coûte que coûte. Une réponse ferme aux États-Unis, qui exigent via le gouvernement libanais la dissolution de son arsenal.

La trêve fragile

Fin novembre, un cessez-le-feu a mis fin à quinze mois de violences, dont deux mois de guerre intense. Le Hezbollah, affaibli, a perdu une grande partie de sa direction. Pourtant, il reste la seule milice armée au Liban depuis la guerre civile (1975-1990), justifiant ses armes par la « résistance » à Israël.

Dialogue sous tension

Le président libanais Joseph Aoun appelle au dialogue pour résoudre la crise. « L’État doit avoir le monopole des armes », insiste-t-il. Mais Qassem rejette toute négociation sous pression : « Israël doit d’abord se retirer du Sud-Liban et cesser ses agressions », a-t-il déclaré lors d’un discours diffusé par Al-Manar, la chaîne du Hezbollah.

Les dessous de la pression américaine

Les États-Unis, alliés d’Israël, multiplient les pressions. Ils exigent le démantèlement des positions du Hezbollah au sud du fleuve Litani, une zone frontalière stratégique. Mais pour Qassem, « la tutelle américaine est inacceptable ». Le mouvement accuse aussi Israël de violer la trêve, avec des raids meurtriers récents.

Sur le terrain, une paix incertaine

À Beyrouth-Sud, fief historique du Hezbollah, les habitants vivent sous tension. « Les avions israéliens rugissent toujours au-dessus de nos têtes », témoigne Fatima, une commerçante. Malgré la trêve, l’armée israélienne occupe toujours des zones au sud du Liban, tandis que le Hezbollah affirme avoir déjà transféré 190 positions à l’armée libanaise.

L’ombre de Hassan Nasrallah

Depuis la mort de son prédécesseur, tué en septembre 2024 dans une frappe israélienne, Naïm Qassem mène la barque depuis un lieu tenu secret. Son message est clair : tant qu’Israël reste sur le sol libanais, le Hezbollah ne lâchera rien. « La résistance n’est pas négociable », répète-t-il.

À quoi s’attendre ?

Les observateurs craignent un regain de violence. Le Liban, épuisé par des années de crises, retient son souffle. Entre pressions étrangères et défis internes, le désarmement du Hezbollah semble plus que jamais un horizon lointain.

H@mid

Partager
Publié par
H@mid

Articles récents

Financement libyen : pourquoi ce procès Sarkozy divise encore

Le procès en appel de l'affaire libyenne se poursuit à Paris. Témoignages contradictoires, attestations surprises,…

11 heures environ

Iran : la diplomatie s’agite, mais les négociations patinent

Abbas Araghchi multiplie les déplacements. Islamabad, Mascate, Saint-Pétersbourg… Le chef de la diplomatie iranienne est…

11 heures environ

Sahara occidental : entre espoirs et impasses, le dossier s’enlise

Le conflit du Sahara occidental dure depuis 50 ans. Entre Rabat, Alger et le Front…

3 jours environ

Œufs et cholestérol : la vérité enfin dévoilée

On vous a dit d'éviter les œufs à cause du cholestérol. Et si c'était faux…

6 jours environ

Vitamine D : combien de temps au soleil selon la saison ?

Le soleil se fait discret. L'hiver s'installe. Et avec lui, la fatigue, les petits coups…

7 jours environ

Aide carburant 2026 : le coup de pouce pour ceux qui roulent tout le temps

Ça y est, le gouvernement a tranché. Trois millions de Français vont recevoir un coup…

7 jours environ