Loi sur l’avortement : le gouvernement envisage de durcir les conditions d’accès

Dans un revirement inattendu, le gouvernement français envisage de durcir les conditions d’accès à l’avortement, suscitant l’indignation des associations de défense des droits des femmes et des organisations médicales.Selon des sources proches du dossier, l’exécutif étudierait plusieurs pistes pour restreindre le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), actuellement autorisée jusqu’à 14 semaines de grossesse en France.

Allongement des délais de réflexion

Parmi les mesures à l’étude figurerait l’allongement du délai légal de réflexion obligatoire avant de pouvoir avorter, actuellement fixé à 7 jours. Ce délai pourrait être porté à 15 jours, voire 3 semaines selon certaines sources. Le gouvernement envisagerait également de rendre obligatoire un entretien psychologique avant l’IVG, une mesure présentée comme visant à « accompagner au mieux les femmes dans leur choix ».

Remise en cause du délai légal

Mais la mesure la plus controversée serait la remise en cause du délai légal de 14 semaines pour avorter. Selon les informations obtenues, le gouvernement songerait à ramener ce délai à 12 semaines de grossesse, s’alignant sur la législation en vigueur dans plusieurs pays européens.Cette éventuelle réforme de l’accès à l’IVG, une première depuis la loi Veil de 1975 qui a légalisé l’avortement en France, soulève un tollé au sein de la classe politique et de la société civile.

Vives réactions

« C’est une attaque inacceptable contre les droits des femmes à disposer de leur corps », a dénoncé la Cadre national pour le droit à l’avortement. De nombreuses associations féministes ont appelé à manifester ce week-end pour défendre le droit à l’avortement. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a également exprimé son « vif désaccord » avec ce projet qualifié de « régression ». Plusieurs partis d’opposition ont annoncé qu’ils s’opposeraient fermement à toute tentative de restreindre l’accès à l’IVG. Face à la fronde, le gouvernement reste pour l’instant muet sur ses réelles intentions. Mais cette simple remise en cause d’un droit fondamental pour les femmes attise déjà les tensions dans un pays traditionnellement progressiste sur ces questions sociétales.

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