La plainte déposée par l’Afrique du Sud contre l’entité sioniste devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour génocide dans la bande de Gaza suscite un élan de solidarité grandissant. Six mois après le dépôt de cette plainte historique, pas moins de 12 pays ont annoncé leur intention de se joindre à la procédure. L’Espagne est le dernier en date, ayant fait part le 6 juin de sa volonté de prendre part au procès. Elle rejoint ainsi 11 autres nations qui ont soit déposé une « déclaration d’intervention » devant la CIJ pour devenir partie prenante, soit exprimé leur ferme intention d’intervenir.
Demandes d’intervention officielles
Cinq pays ont d’ores et déjà soumis une demande officielle d’intervention auprès de la Cour de La Haye: le Nicaragua, la Colombie, le Mexique, la Libye et la Palestine. Leurs requêtes attendent l’approbation des juges. La Colombie a notamment affirmé que la Convention sur le génocide est « un instrument cardinal du droit international » et que cette affaire « soulève des questions vitales » sur son interprétation.
Interventions en tant qu’États parties
D’autres nations comme la Belgique, la Turquie, l’Égypte, les Maldives, l’Irlande et le Chili ont annoncé leur intention d’intervenir en tant qu’États parties à la Convention de 1948 sur le génocide. Cela leur permettrait de fournir leur interprétation juridique de la notion de génocide. La ministre belge des Affaires étrangères a justifié cette démarche par la volonté de son pays de défendre le respect du droit international, « car il ne peut y avoir deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de la vie humaine ».Cette mobilisation internationale croissante autour du procès intenté par Pretoria témoigne de la gravité des accusations de génocide portées contre l’entité sioniste pour son offensive meurtrière dans la bande de Gaza. L’issue de cette procédure inédite sera déterminante pour l’avenir du droit international.
